Challenges is a French business magazine similar to Forbes and Fortune in the US. They just had a special issue on the US and the American Dream and asked me to write an article on the American entrepreneurial spirit.
Here are the cover of the magazine and article:
You can read the article as it is published at:
http://www.challenges.fr/business/20080110.CHAP1023002/aun_chec_devient_une_forcea.html
I was limited to 1,600 characters so it feels a bit rushed. Here is the full article:
Après le Bac, j’ai décidé de poursuivre mes études aux Etats-Unis. J’ai adoré cette expérience. Choisir ses cours et pouvoir s’adonner à ses passions pour le seul plaisir intellectuel était pour moi libérateur. Il y a plus de Prix Nobel sur le campus de Princeton que dans la France entière – et nous interagissions directement avec eux !
J’ai alors observĂ©, pour la première fois, l’esprit d’entreprise amĂ©ricain. Il est inculquĂ© dès le plus jeune Ă¢ge et tous les adolescents font du volontariat ou travaillent pour entrer Ă l’universitĂ©. Plus tard, presque tous les Ă©tudiants travaillent en complĂ©ment de leurs Ă©tudes et durant toutes les « vacances » d’étĂ©.
Comme la plupart des AmĂ©ricains, j’ai rejoint le marchĂ© du travail Ă 22 ans en sortant de Princeton. Mes deux annĂ©es chez McKinsey en tant que consultant ont Ă©tĂ© formidables – une opportunitĂ© quasi-impossible en France pour un jeune tout juste diplĂ´mĂ©.
En 1998, je me suis rendu compte que ma vocation n’était pas de crĂ©er la prĂ©sentation PowerPoint parfaite. Ma chance Ă©tant dâ€™Ăªtre au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes compĂ©tences, j’ai dĂ©cidĂ© de me lancer sur Internet. N’étant pas crĂ©atif par nature et n’ayant pas de « bonnes idĂ©es », j’ai dĂ©cidĂ© de faire de « l’arbitrage international d’idĂ©es » et de copier un modèle amĂ©ricain pour l’amener en Europe. Par hasard, je suis tombĂ© sur eBay et j’ai adorĂ© le modèle. Aucland Ă©tait nĂ© !
Pour un temps tout s’est bien passĂ©. La compagnie grandissait et l’engouement liĂ© Ă la fameuse « bulle » Internet nous faisait tous rĂªver. Il semblait de nouveau possible de rĂ©ussir en France mĂªme en Ă©tant très jeune ! Malheureusement, la dite bulle a fini par Ă©clater et… nos rĂªves avec elle. Ce n’est qu’en retournant aux Etats-Unis pour crĂ©er Zingy que je me suis vraiment rendu compte de la diffĂ©rence de mentalitĂ©s. En France, que d’heures perdues face au « système » : monopole des commissaires priseurs, fisc, 35 heures, rigiditĂ© du travail…
Aux Etats-Unis, en 2001, je repartais donc de zéro. Pour les Américains, le revers que j’avais connu avec Aucland n’était qu’une cicatrice de guerre et l’expérience tirée une force pour l’avenir. En France, un échec est souvent fatal. En fin de compte Zingy aura été le succès que j’aurais voulu qu’Aucland fût. Après des débuts très difficiles et des grosses frayeurs – bien qu’ayant investi tout ce que j’avais, j’ai manqué de payer les salariés pendant plusieurs mois – les ventes décollaient et l’affaire devint un succès. Quel plaisir de passer mon temps à étendre la boite sans inconvénients bureaucratiques encouragé par tous ! Ici les succès comme les échecs sont portés avec fierté !
Ayant goĂ»tĂ© aux joies de l’entreprenariat, me voila reparti aujourd’hui dans une nouvelle aventure, avec OLX. Nous voulons crĂ©er le plus grand site de petites annonces gratuites au monde. Le projet est risquĂ©, mais si j’ai une appris une chose, c’est qu’il faut poursuivre ses rĂªves.
Quant Ă la France, c’est un pays que j’adore. Le savoir vivre, la qualitĂ© de vie et bien entendu notre Culture et notre Histoire sont incomparables. Pourtant, malgrĂ© tout son attrait, c’est aujourd’hui le pays oĂ¹ je viens en vacances, non celui oĂ¹ je peux rĂ©ussir : s’il y a bien un dĂ©fi que la France doit relever de toute urgence, c’est de prouver le contraire !
